jeudi 21 août 2008

Medaille de Grece au "jete-brule", Darling

Qu'est-ce que j'peux en avoir à foutre, moi, qu'un abruti issu du même parc à viande humaine que moi soit celui qui a courru l'plus vite ou sauté l'plus haut à Pékin cette année ? Ca n'aura aucune incidence sur ma vie. J'serais pas meilleur, j'sentirais pas meilleur, j'courrerais pas plus vite. Et y'aura pas une miette de l'or d'sa médaille dans ma ration de RMI. En réalité, la compétition sportive reste un avatar moisi du patriotisme ; faut supporter la jubilation toute chauvine du reste du parc à viande qu'on m'a foutu sur l'dos. Faut encaisser leur satisfaction pathétique et l'grotesque de leur fierté par procuration. Qu'on les envoie par paquet d'12 comme des bourriches d'huitre pour un match de foot, ou qu'on balance carrément toute la "délégation-dans-ton-fion", pour défendre les couleurs de notre torchon-drapeau, à Beijing ou à Berlin, la bande des trous du cul pétés à la testostérone synthétique suscitera toujours l'hystérie de nos pisseuses-patriotes. L'activité sportive de la progéniture nationale dépendra toujours des résultats d'ce ramassis d'péquenots en short Adidas - quand Zidane vend d'la license de foot, Douillet deal des kimonos taille enfant.
La compétition sportive n'est rien d'autre qu'un rouage pourri d'la machine à broyer nationale, elle fait germer la graine patriotique dans l'fumier des cerveaux. C'est la pierre angulaire - la quintessence même de l'esprit d'compétition tant vanté, celui qui pousse chacun d'entre nous à vouloir dev'nir la vache la plus rentable de l'étable française. Du Stakhanovisme à la sauce démocratique. Rien n'empêchera cette pute de Bartez d'envoyer tout l'pays s'tondre la peau du crane pour aller bouffer au Mac Do.
Et on entretien le non-sens le plus con, parce que ces sportifs taillés comme des putes aryennes gavés au légume de saison, barbouillés d'sueur propre de sportif Corpore Sanum - ces putes premier choix sont les héros d'un bon gros cheptel de veaux engraissés à la bière low-cost et pizza livrée à domicile, avachis d'vant des écrans plasma à brailler comme des truies.
Il suffirait d'faire du lancer d'cocktail molotov une discipline olympique.

samedi 16 août 2008

Prophete pour adolescent

Intrigue pourrie d'une soirée qu'à pas d'sens. Joyeux anniversaire, ami dépressif au bord du suicide, on m'attend sur la montagne. Suivre les p'tits panneaux de flêchage d'un festoche comme Alice suivrait un lapin blanc. Plein phare sur les vaches endormies et les renards écrasés au milieu d'la route. Se garer chez les VIP, et dans l'camion, renifler un boitier d'CD plein d'étoiles pendant qu'un chien vomis sur mes pompes. D'la boue, jusqu'aux genoux...

Des zombis-reggae avec des gros ch'veux, whisky-coca-babylon en main, T-Shirt chinois à l'effigie de Bob et Jah Love le shit coupé au pneu. Tout l'monde aime le Reggae. Le shit c'est cool. Bob Marley est un type bien. Et ton pendentif en forme de feuille de cana, wha j'veux l'même.
C'est juste une nouvelle manière de ne penser à rien, de ne croire en rien. Le nouveau déguisement de la docilité, toute non-violente, inactive, grotesque et soporifique. On hésite toujours entre bouddisme et rastafarianisme. Bob Marley et Ravi Shankar. Entre le shit et l'encens, entre la feuille de cana et le Ohm. Comme une autre génération hésitait entre Trotsky et Mao. Et dés qu'ils ont terminé leurs études, ils choisissent Sarkozy, le pinard la télé et l'tube de vaseline.
Alors leur braquer une Maglight dans la gueule, et les dépouiller d'leurs bières à l'entrée du festival, disons que c'est une vengeance par anticipation.

samedi 9 août 2008

Le "TRAIN" va trop "VITE"



"Le Najh ? C'est plus un nez qu'il a. C'est la piste aux étoiles."

mercredi 6 août 2008

Krieg IV, Darling !

Partir au front, au fond du froc. C'est pas parce que tu la vois pas qu'la guerre n'est pas là. A la conquête des cerveaux en jachère, aux enchères la tête des veaux. J'donne pas chères de nos peaux, des neurones lavés au kärsher, transmission synapse et d'la friture sur la ligne. Sois gentil pour aller au paradis - réincarné en SexToy artiZ-anal. Rien qu'un putain d'bon soldat zélé, la baïonnette collée aux dents, au chibre et aux trippes.
T'as ça dans l'sang tas d'viande, tu veux voir l'sang des autres, le porc et son troupeau.
Des putains d'mutants qui respectent pas les conventions d'Je Rêve. Pratique la torture à dose homéopatique, et admire cette guerre psychologique : la vieille gégenne à été remplacée par un putain d'écran-plat-seize-neuvièmes-plein-tes-yeux posé dans l'salon : et ton bourreau c'est Nikos Aliagas, Section d'Assaut Pétasses, c'est Benjamin Castaldi, et c'est l'ensemble des bidasses du showbiz-lobotimiz.
Alors Maréchal nous r'voila, ha ha ! Et tiens, ma tête c'est du boudin. J'ai une putain d'batterie d'films à la sauce hollywood mal scénarisés braquée pile entre tes deux yeux : du gaz porno hillarant avec un poney en renfort. Des sales talk-show où tu pourras v'nir t'humilier gaiement, officier Delarue, Section d'Assaut Dans Ton Cul. Une page de pub, une passe de pute.
Te divertir et t'anihiler - mon camp d'concentration c'est la france, et elle fera d'toi un putain d'Arbeiter docile et obéissant, prêt à sucer du clown MacDo pour un sachet d'soupe en poudre. Mets ton uniforme de pute de la république, avec ta cravate de pendu ou décore-toi la gueule avec des graisses multicolore.
Un caniche à qui on a limé les dents, coupé les cordes vocales et les couilles - mais qui continue à remuer d'la queue avec ses yeux pleins d'amour pour la main qui l'bat.
Et toi, comme un con, t'attend encore le prophète...

dimanche 3 août 2008

Entertainment Darling



Il n'y aura pas de monde pur. Il n'y aura pas non plus de révolution, ni de révolte. Il n'y a qu'une seule et unique guerre, faite d'une seule trêve sans fin. Masturbation, prozac et automutilation. Les avortons dans l'kleenex, la tête dans l'eau bleue des chiottes, le travail/tripallium planté dans l'cul. Un nuage de mouche pour seul décor - faire le mort. Je suis divertissant comme une charge de CRS dans un paté de hippies. Divertissant comme un Jihad dans un bus scolaire. Comme le dernier Woody Allen, un attrape-pisseuse mal ficelé. Un ange moisi dans une maison d'passe clandestine, la pipe à 5 €uros dans un camion d'prolo. Divertissant comme un bout d'shit coupé à la parafine par un apprenti-chimiste qui découvre les joies du capitalisme via l'économie parallèle : comme le stand de la croix-rouge dans une free-party. Une pépite d'asparthame dans une tasse de café lyophilisé. Une seringue d'héro dans un centre APRETO. Comme le dernier livre du Dalaï Lama au rayon culturel d'un centre commercial.

 
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Kabaret Cholera par Oskarr Najh est mis à disposition selon les termes de la license disponibles à cette adresse
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